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Les Chauves-Souris - le Grand Rhinolophe

lundi 2 avril 2012

Grand Rhinolophe

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grand rhinolophe
Bretagne Vivante

Ordre : Chiroptère

Famille : Rhinophilidés

Taille : 5 à 7 cm

40 cm d’envergure

Poids : 17 à 30g

Longévité : 30 ans

Le Grand Rhinolophe est le plus grand rhinophilidés d’Europe. Il se distingue facilement par son aspect de « cocon » lorsqu’il est suspendu à une paroi.

le Grand Rhinolophe est une espèce sédentaire.
L’été, les femelles se regroupent dans des endroits chauds et calmes (combles d’église, de châteaux…) pour la mise-bas. L’hiver, les individus se rassemblent dans des ardoisières, caves ou grottes.

Les terrains de chasse du Grand Rhinolophe sont liés au bocage. Lors de son activité de chasse, l’adulte recherche de gros insectes (papillons, coléoptères…) qu’il capturent dans un rayon de 4 km autour du gîte. Les jeunes de l’année, encore inexpérimentés, exploitent principalement les pâtures, où ils chassent des bousiers (proies faciles à capturer), dans un rayon d’un km autour du gîte.
Les animaux sont fidèles à leur terrain de chasse tant qu’ils y trouvent assez de nourriture.
Suivant l’abondance des insectes, les Grands rhinolophes utilisent différentes techniques de chasse, leur permettant d’avoir toujours un bilan énergétique positif. Ils chassent en vol en début de nuit et lorsque les insectes proies sont abondants, et ils chassent à l’affût, perchés à une branche, lorsque les populations d’insectes diminuent.

Pour circuler entre les différentes zones de chasse, les animaux longent les éléments linéaires (murs, haies, alignements d’arbres…) à une altitude comprise entre 0,30 et 2 m, voire 5 m au-dessus du sol, sans s’éloigner de plus de 10 m de ces corridors. Les haies, zones de chasse et liens entre les milieux naturels, sont des éléments vitaux pour les Grands rhinolophes.
Les zones d’agriculture intensive (maïsiculture…), les zones urbaines, les grands plans d’eau et les forêts pures de résineux sont évités.

Comme chez tous les chiroptères, les femelles ne font qu’un seul petit par an.

De multiples facteurs menacent l’espèce : le dérangement ou la destruction des gîtes, la destruction du bocage et des corridors boisés, l’enrésinement, l’usage des pesticides.

En savoir plus :
Groupe Mammalogique Breton